En bref
- Litchi Magic Leash permet de dissocier le téléphone “suivi” du téléphone relié à la radiocommande.
- Le Mode Follow Me repose sur un suivi GPS transmis par un second appareil, utile quand le sujet ne veut pas porter la radio.
- L’activation se fait depuis les réglages de suivi dans l’application Litchi, via une icône Litchi à toucher pour lancer l’appairage.
- Le vrai “sans manette” est souvent un raccourci de langage : pour la plupart des drones DJI compatibles Litchi, une radiocommande reste généralement allumée et reliée à un appareil “pilote”.
- La sécurité dépend d’une préparation simple : altitude, distance, cap, perte GPS, et retour au point de départ.
Sur le terrain, l’idée séduit immédiatement : activer un pilotage automatique en Mode Follow Me et laisser le drone accompagner un sujet en mouvement, tout en évitant qu’il porte une radiocommande encombrante. Cependant, le vocabulaire prête souvent à confusion. “Sans manette” signifie, dans la pratique, “sans manette sur la personne suivie”, car la liaison radio reste le filet de sécurité qui permet de reprendre la main. C’est précisément là que Litchi Magic Leash devient intéressant : la personne suivie transporte un smartphone, tandis qu’un second appareil, connecté à la radiocommande, reste avec un opérateur à proximité. Ainsi, le suivi GPS peut provenir du téléphone du sujet, alors même que le flux vidéo et les commandes restent sous contrôle. Le résultat se rapproche d’un duo caméra–réalisateur, mais en version compacte, surtout pour la rando, le VTT, ou un portrait vidéo en bord de mer. Et si l’appairage échoue une première fois, ce n’est pas forcément un mauvais signe : c’est souvent un détail de réseau, de permissions GPS, ou de réglage de suivi qui bloque. L’enjeu est donc de comprendre la logique de l’outil, puis d’appliquer un tutoriel fiable, pas à pas.
Litchi Magic Leash et Mode Follow Me : comprendre le principe “sans manette”
Le cœur du système est simple, mais il faut le visualiser. D’un côté, un appareil “opérateur” est connecté à la radiocommande et à l’application Litchi. De l’autre, un appareil “balise” se déplace avec le sujet, et envoie sa position pour le suivi GPS. Ainsi, le drone suit la balise, alors que l’opérateur conserve l’image, les réglages, et surtout la capacité de reprendre le contrôle en une seconde. Cette dissociation évite de confier la sécurité du vol à quelqu’un qui ne pilote pas, tout en donnant au sujet une liberté de mouvement naturelle.
En pratique, ce montage répond à une scène fréquente : une coureuse veut une séquence “cinéma” sur un chemin forestier. Or, une radio pendue au cou gêne la respiration et l’allure. Grâce à Litchi Magic Leash, la coureuse garde seulement son téléphone, tandis qu’un opérateur reste en retrait, écoute l’environnement, et anticipe les obstacles. De plus, les fonctionnalités drone de Litchi (orientation, distance, altitude, vitesse) peuvent être adaptées au décor. Le suivi devient alors une mise en scène, pas une simple poursuite.
Il faut toutefois distinguer “suivi” et “autonomie totale”. Le Mode Follow Me n’efface pas les contraintes radio, ni les obligations de sécurité. Même si la balise GPS est sur un second téléphone, la liaison entre drone et radiocommande reste la route principale des commandes. Autrement dit, “sans manette” doit être compris comme “sans manette pour la personne suivie”, pas comme “sans radiocommande du tout”. Cette nuance évite des attentes irréalistes, et elle pousse à organiser l’équipe, même en duo improvisé.
Pour clarifier, voici un tableau qui résume les rôles. Il aide aussi à décider qui porte quoi, selon le scénario.
| Élément | Qui le porte ? | Rôle dans le Mode Follow Me | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Radiocommande (RC) | Opérateur | Contrôle principal, sécurité, reprise de main | Rester à portée radio, surveiller l’environnement |
| Smartphone “opérateur” avec Litchi | Opérateur | Vidéo, réglages, activation du suivi | Éviter les économiseurs d’énergie agressifs |
| Smartphone “balise” avec Magic Leash | Sujet suivi | Envoi du suivi GPS au drone | GPS précis, permissions, data/Wi‑Fi stables |
| Drone DJI compatible Litchi | En vol | Exécute le pilotage automatique de suivi | Paramètres RTH, obstacles, zones réglementées |
Ce cadre posé, l’étape suivante consiste à réussir l’appairage, car c’est souvent là que les doutes apparaissent. Une fois la “laisse” numérique en place, le reste devient beaucoup plus intuitif.
Activation du Mode Follow Me dans l’application Litchi : réglages qui changent tout
Avant même l’activation de Litchi Magic Leash, le Mode Follow Me doit être compris comme un ensemble de paramètres, pas comme un simple bouton. D’abord, le choix “Follow” dans Litchi déclenche une logique de suivi. Ensuite, des réglages déterminent la manière dont le drone se place : derrière, devant, sur le côté, ou à distance constante. Or, chaque décor impose sa grammaire. Une route dégagée autorise un suivi arrière, tandis qu’un sentier sinueux demande souvent une position latérale, afin de conserver une trajectoire plus sûre.
Dans un tutoriel sérieux, la première vérification porte sur la localisation. Sur iOS comme sur Android, le GPS doit être en haute précision, et l’application doit avoir l’autorisation “toujours” ou “pendant l’utilisation”. Ensuite, il faut désactiver les restrictions qui coupent le GPS en arrière-plan. Sinon, la balise se fige, et le suivi devient incohérent. De même, une boussole mal calibrée peut entraîner des rotations inutiles, donc des plans instables. Un calibrage avant la prise, même bref, évite bien des corrections en postproduction.
Le point clé, souvent méconnu, se trouve dans la fenêtre de réglages du suivi. Une fois le mode Follow sélectionné, Litchi affiche un panneau “Follow Settings”. C’est là qu’apparaît l’icône Litchi, généralement en haut à gauche. En la touchant, l’option Magic Leash se lance et l’icône “tourne” pour rechercher un second appareil. Cette gestuelle paraît anodine, pourtant elle fait toute la différence : beaucoup cherchent un menu séparé, alors que la commande est intégrée à la fenêtre du suivi.
Ensuite, l’appairage se fait entre deux appareils mobiles. Le smartphone “balise” doit, lui aussi, exécuter l’outil Magic Leash, puis accepter la connexion. Selon les versions, l’échange passe par le réseau (Wi‑Fi ou data), ce qui rend la stabilité cruciale. Par conséquent, un test court, à l’arrêt, vaut mieux qu’un essai en pleine course. Une fois la connexion établie, la position du sujet devient la référence de suivi GPS, même si l’opérateur tient toujours la radiocommande.
Pour rendre cette séquence plus fiable, une méthode simple fonctionne bien :
- Allumer la radiocommande, puis le drone, puis ouvrir l’application Litchi sur le téléphone opérateur.
- Vérifier le point de départ, l’altitude de retour, et le niveau batterie avant tout pilotage automatique.
- Sur le téléphone balise, activer GPS haute précision et couper les modes économie d’énergie.
- Dans Litchi, passer en Mode Follow Me, ouvrir les réglages Follow, puis toucher l’icône Litchi pour lancer Litchi Magic Leash.
- Valider l’appairage sur l’appareil balise, puis marcher 20 mètres pour confirmer la mise à jour de position.
Ce protocole donne un repère clair. Il évite aussi le piège classique : croire que le suivi “décroche” alors que c’est le téléphone balise qui a suspendu le GPS. La suite logique consiste donc à sécuriser l’ensemble, car un suivi réussi n’a de valeur que s’il reste maîtrisé.
Une démonstration vidéo aide souvent à associer les menus aux bons gestes, surtout quand les interfaces varient selon les appareils.
Suivi GPS sans manette sur le sujet : scénarios terrain et limites réelles
Une fois l’activation réussie, le gain le plus visible est la liberté du sujet. Dans une séance photo-vidéo, cela change la posture, donc l’image. Un sportif n’a plus les épaules crispées, et une famille en balade ne se sent plus “équipée”. Pourtant, le Mode Follow Me n’est pas magique : il interprète une position GPS, avec une latence variable. Ainsi, plus la scène est rapide, plus les réglages doivent anticiper. Une vitesse douce, une distance légèrement plus grande, et une altitude plus haute compensent les petites dérives.
Un cas d’école est celui d’une cycliste sur une voie verte. Le GPS du téléphone balise suit bien la trajectoire, car le ciel est dégagé. En revanche, dans une ruelle ou sous une canopée dense, la précision baisse. Le drone peut alors “chercher” la position, ce qui donne des corrections de cap visibles. Dans ce contexte, il vaut mieux limiter la vitesse et privilégier un angle plus large, quitte à recadrer ensuite. L’objectif n’est pas de coller au sujet, mais d’obtenir un mouvement fluide et exploitable.
Les retours d’expérience évoquent aussi un point pratique : le téléphone balise doit rester “vivant”. Si l’écran s’éteint et que le système suspend l’app, la position n’est plus transmise correctement. Donc, un support de téléphone, une batterie externe légère, et un réglage d’affichage plus long font partie du kit. De même, la connectivité entre les deux appareils doit rester stable. En rase campagne, la data peut chuter, alors qu’un partage de connexion local peut stabiliser l’échange. Cependant, un Wi‑Fi direct n’est pas toujours possible selon les versions, d’où l’intérêt de tester avant la prise.
Pour aider à choisir la bonne configuration, voici une liste de situations où Litchi Magic Leash apporte un avantage net, et d’autres où il faut rester prudent :
- Très adapté : marche, trail modéré, VTT sur piste large, suivi d’un bateau à vitesse constante, portrait en mouvement sur plage.
- À cadrer avec soin : course rapide, forêt dense, zone urbaine avec immeubles, relief en canyon, spots à interférences radio.
- Souvent déconseillé : proximité d’obstacles fins (câbles, branches), foule, trafic routier dense, zones où la réglementation impose des marges strictes.
Une question revient souvent : le suivi est-il “cinéma” par défaut ? Non, car le rendu dépend des paramètres et du décor. Néanmoins, avec une distance constante, une montée douce en altitude, et un mouvement latéral, le plan gagne en élégance. En photographie drone, cette stabilité se traduit par une meilleure sélection d’images nettes, car la vitesse angulaire est réduite. Et quand la scène est belle, ce confort technique libère l’attention pour la lumière et la narration, ce qui reste le vrai luxe.
Pour élargir la compréhension, une autre vidéo utile explique le Follow et ses variantes, ainsi que les réglages à surveiller.
Optimiser le pilotage automatique : sécurité, cadrage et continuité d’image
Le pilotage automatique peut donner une illusion de simplicité, alors qu’il exige une préparation méthodique. D’abord, la sécurité se décide avant le décollage. L’altitude de retour (RTH) doit dépasser les obstacles probables, surtout si le Mode Follow Me passe derrière une rangée d’arbres. Ensuite, la distance minimale au sujet doit être définie avec une marge. Même si le GPS est bon, une correction brusque peut surprendre. Enfin, une zone de repli doit être identifiée, car l’opérateur doit pouvoir reprendre la main sans hésiter.
Le cadrage, lui, dépend de trois variables : position relative, altitude, et orientation caméra. Avec Litchi, le suivi peut maintenir le sujet dans l’axe, mais un léger décalage latéral donne souvent un rendu plus naturel. Pourquoi ? Parce que le décor “glisse” alors en arrière-plan, ce qui crée de la profondeur. En photo, cela aide aussi à éviter les ombres du drone dans certaines configurations de soleil bas. Par ailleurs, une hauteur un peu plus grande réduit le bruit visuel des micro-corrections, car l’angle est moins serré.
Une anecdote de terrain illustre bien le problème de continuité. Lors d’une captation d’un couple sur un sentier de falaise, le GPS du téléphone balise était stable, mais le sujet s’arrêtait souvent pour regarder la mer. Le drone, lui, continuait de “tenir la distance”, donc il reculait puis avançait à chaque pause. Le plan devenait haché. La solution a été simple : paramétrer une vitesse maximale plus basse et augmenter la distance. Ensuite, l’opérateur a déclenché des segments plus courts, en acceptant des pauses “montage”. Le suivi est resté élégant, car il n’a plus cherché à compenser brutalement.
Pour fiabiliser ce type de scène, quelques vérifications deviennent des réflexes :
- Paramètres de vitesse : limiter la vitesse horizontale, surtout en environnement complexe.
- Altitude : monter légèrement pour lisser la trajectoire et réduire le risque d’obstacle.
- Distance de suivi : prévoir plus large que l’instinct, puis recadrer si besoin.
- Orientation : privilégier des mouvements doux plutôt qu’un verrouillage agressif sur l’axe.
- RTH et batterie : surveiller tôt, car le suivi incite à s’éloigner sans s’en rendre compte.
Enfin, le confort du sujet compte aussi. Un téléphone balise doit être bien fixé, car un GPS qui “danse” dans une poche donne une trajectoire erratique. Un brassard, une poche poitrine, ou une fixation sac à dos stabilisent la position. Ainsi, le suivi GPS devient plus cohérent, donc l’image paraît plus professionnelle. À ce stade, l’étape suivante est naturellement le dépannage, car même une bonne préparation n’empêche pas les incidents d’appairage ou de précision.
Dépannage Litchi Magic Leash : appairage, précision GPS et problèmes fréquents
Quand Litchi Magic Leash ne se connecte pas, le réflexe utile est de vérifier l’ordre des causes probables. D’abord, la plupart des échecs viennent d’une permission GPS mal accordée, ou d’une optimisation batterie qui suspend l’app. Ensuite, un réseau instable peut empêcher la “laisse” numérique de se former. Enfin, une erreur de manipulation arrive souvent : l’icône Litchi à toucher pour l’activation est dans la fenêtre des réglages Follow, pas dans un menu général. Ainsi, un simple oubli d’interface peut faire perdre du temps.
Un autre point concerne la précision. En ville, les immeubles créent des rebonds de signal, donc la position saute. Sur certaines scènes, l’effet ressemble à un “élastique”, avec des corrections de trajectoire. Dans ce cas, réduire l’exigence du plan aide : une hauteur plus importante, un cadre plus large, et une vitesse réduite masquent les erreurs. Par ailleurs, changer le téléphone balise peut améliorer nettement la qualité, car tous les GPS ne se valent pas. Même en 2026, les différences de capteurs et d’antennes restent visibles sur le terrain.
Il faut aussi penser aux détails qui paraissent secondaires. Un téléphone balise en mode économie d’énergie peut limiter la fréquence des mises à jour GPS. De même, une surchauffe en plein soleil peut réduire les performances. Donc, un écran moins lumineux, une ventilation, ou une pause à l’ombre peuvent stabiliser la session. Et si le sujet porte une montre connectée avec GPS, il peut être tentant de l’utiliser, mais la compatibilité dépend des applications et des autorisations. En pratique, un smartphone reste l’option la plus universelle.
Pour structurer le dépannage, cette checklist donne des résultats rapides :
- Redémarrer les deux appareils mobiles, puis relancer l’application Litchi et Magic Leash.
- Vérifier les permissions : localisation précise, autorisation d’exécution en arrière-plan.
- Désactiver l’économie d’énergie pour Litchi et l’app balise, puis empêcher la mise en veille rapide.
- Tester la connexion réseau : même point d’accès, ou partage de connexion simple.
- Revenir dans les réglages Follow et relancer l’activation via l’icône Litchi.
Si le suivi se connecte, mais semble “en retard”, il faut regarder la latence. Une data faible, un VPN actif, ou une surcharge réseau peuvent augmenter le délai. Dans ce cas, simplifier la chaîne aide : couper le VPN, réduire les apps en arrière-plan, et stabiliser le réseau. Enfin, si la sécurité semble compromise, la règle reste claire : interrompre le pilotage automatique et repasser en pilotage manuel. Un plan perdu vaut moins qu’un incident évité. Cette discipline permet ensuite de repartir sur des bases saines, avec des fonctionnalités drone mieux maîtrisées.
Le Mode Follow Me fonctionne-t-il vraiment sans manette ?
Dans la plupart des usages DJI avec Litchi, la radiocommande reste nécessaire pour le contrôle principal et la sécurité. L’expression « sans manette » signifie surtout que la personne suivie n’a pas besoin de porter la radiocommande, car la position peut venir d’un second téléphone via Litchi Magic Leash.
Où se fait l’activation de Litchi Magic Leash dans l’application Litchi ?
Après avoir choisi le Mode Follow Me, il faut ouvrir la fenêtre des réglages de suivi (Follow Settings). L’activation de Magic Leash se lance en touchant l’icône Litchi dans cette fenêtre, ce qui déclenche la recherche et l’appairage avec l’autre appareil.
Pourquoi le suivi GPS devient-il instable en forêt ou en ville ?
Les arbres denses et les immeubles dégradent la réception satellite et créent des erreurs de position. Le drone compense alors par de petites corrections visibles. Une altitude plus élevée, une vitesse réduite et une distance de suivi plus large rendent souvent le résultat plus fluide.
Quel est le problème le plus fréquent quand le Magic Leash ne se connecte pas ?
Les causes les plus courantes sont les permissions de localisation incomplètes et les modes d’économie d’énergie qui suspendent l’app en arrière-plan. Il faut aussi vérifier que les deux appareils ont un réseau stable et que l’activation est bien lancée depuis les réglages Follow.
Quelles précautions prendre avant de lancer un pilotage automatique en suivi ?
Il est recommandé de vérifier l’altitude de retour (RTH), la batterie, la zone d’obstacles, ainsi que les limites de vitesse et de distance. Un test à l’arrêt, puis une marche courte, permet de valider que le suivi GPS du téléphone balise se met à jour correctement.
Passionnée par la photographie aérienne, j’explore le monde avec mon drone pour capturer des instants uniques et offrir des perspectives inédites. Avec 46 ans d’expérience de vie, je mêle créativité et technique pour sublimer chaque paysage.



