En bref
- Clearance App centralise la demande de clearance, les documents et le suivi des accords, notamment autour de nombreux aéroports.
- La procédure de vol devient plus lisible grâce à une carte des contraintes et à un historique de missions.
- Depuis l’appel d’offre remporté en juin 2024, plus de 80 aéroports français font traiter leurs demandes via Clearance côté contrôle aérien.
- Le dépôt de demande d’accord est annoncé gratuit pour les exploitants, sans abonnement obligatoire.
- Une bonne communication pilote-ATC reste décisive : une demande claire, un plan de vol cohérent, et des marges de sécurité.
Entre les prises de vue au lever du jour, les repérages de lieux et les contraintes de dernière minute, la préparation d’un vol de drone ressemble rarement à un simple “décollage–atterrissage”. Pourtant, la sécurité aérienne impose une méthode stable, surtout à proximité d’un aérodrome ou dans un secteur sensible. Dans ce contexte, Clearance App s’est imposée comme une application aviation centrée sur la préparation des missions et la demande de clearance auprès d’autorités partenaires. L’enjeu est double : d’un côté, réduire les frictions administratives ; de l’autre, améliorer la qualité des informations envoyées au contrôle aérien. Car un dossier incomplet ne ralentit pas seulement un projet, il peut aussi fragiliser la coordination sur le terrain. À l’inverse, une autorisation de vol demandée avec un plan de vol cohérent, des horaires réalistes et des mesures de mitigation crédibles facilite la décision. Les lignes qui suivent détaillent les usages concrets, les erreurs fréquentes et les réflexes professionnels pour transformer une contrainte réglementaire en routine fiable, sans sacrifier la créativité ni le calendrier.
Clearance App et autorisation de vol : comprendre le rôle de la plateforme dans la procédure
Clearance est souvent décrite comme un guichet numérique, cependant son intérêt réel tient à la cohérence qu’elle impose à la procédure de vol. D’abord, l’outil aide à vérifier les contraintes d’espace aérien sur une carte, puis il guide la préparation d’une mission structurée. Ensuite, il permet de transmettre la demande aux autorités concernées lorsque le circuit est pris en charge par la plateforme. Cette logique réduit les allers-retours, car les champs obligatoires poussent à expliciter le scénario, l’altitude, les horaires, et les mesures de sécurité.
Depuis juin 2024, un jalon a renforcé cet usage : Clearance a remporté l’appel d’offre de la DSNA pour la gestion des demandes d’accord liées aux vols de drones. Concrètement, les contrôleurs de plus de 80 aéroports français s’appuient sur la plateforme pour traiter ces demandes dans leurs espaces. Par conséquent, dès qu’une mission se situe dans l’orbite d’un aéroport partenaire, passer par ce canal devient un réflexe de terrain, car la demande arrive dans un environnement déjà intégré côté contrôle aérien.
Il faut néanmoins distinguer deux idées. D’une part, la réglementation aérienne reste la référence, et aucune application ne “crée” un droit de voler. D’autre part, un outil bien conçu peut limiter les erreurs de forme qui coûtent des jours. Par exemple, un télépilote qui indique “centre-ville” sans coordonnées précises oblige l’autorité à demander des précisions. À l’inverse, des points GPS, une zone d’évolution dessinée et une hauteur maximale explicite accélèrent la lecture.
Une confusion fréquente concerne l’obligation d’usage. Sur les aéroports concernés, il est possible de déposer une demande via Clearance, cependant d’autres plateformes peuvent exister selon les organisations. En pratique, le plus important consiste à suivre le canal demandé par l’autorité locale, car c’est lui qui fluidifie le traitement. Enfin, le dépôt de demandes d’accord est annoncé comme entièrement gratuit pour les exploitants, sans abonnement imposé, ce qui sécurise les petites structures et les indépendants.
Ce cadre ne devrait pas bouger à court terme. L’appel d’offre a été prévu pour trois ans, avec prolongation possible jusqu’à cinq ans, donc la situation sur ces aéroports est stable au moins entre juin 2027 et juin 2029. Cette visibilité aide à mettre en place des habitudes opérationnelles solides, ce qui prépare naturellement au sujet suivant : comment constituer un dossier qui “parle” au contrôle.
Demande de clearance étape par étape : constituer un dossier qui facilite la décision
Une demande de clearance efficace se lit vite, et surtout elle ne laisse pas de zones d’ombre. D’abord, la localisation doit être incontestable : coordonnées, carte, et description courte du site. Ensuite, l’objectif de mission doit rester factuel, car le contrôle aérien s’intéresse à l’impact sur le trafic et non au contenu artistique. Ainsi, “prise de vue immobilière” ou “inspection toiture” suffit, tandis qu’un long récit ralentit la compréhension.
Le cœur du dossier reste le plan de vol, même lorsqu’il ne ressemble pas à celui d’un avion habité. Il faut préciser la zone d’évolution, l’altitude maximale, l’horaire de début, la durée estimée, et les marges prévues. Par exemple, annoncer 09:00–09:30 alors que la mission nécessite plusieurs changements de batterie crée de la tension. À l’inverse, prévoir 09:00–10:30 avec une fin anticipée possible montre une gestion réaliste, ce qui rassure.
Pour aider la lecture, de nombreux télépilotes adoptent une structure simple, compatible avec la plupart des formulaires. Voici une liste de points qui, lorsqu’ils sont soignés, réduisent fortement les demandes de complément :
- Périmètre : polygone ou rayon, avec repère visuel (route, bâtiment, parcelle).
- Hauteur maximale : valeur unique, plus une marge si le relief varie.
- Horaires : fenêtre large mais crédible, avec une option d’arrêt immédiat.
- Type de drone : masse, catégories pertinentes, et dispositifs de sécurité.
- Gestion des tiers : balisage, observateur, point de décollage sécurisé.
- Procédure d’urgence : perte de liaison, dérive, atterrissage forcé.
Un cas concret illustre bien l’intérêt d’un dossier net. Une agence réalise un clip pour une mairie, à deux kilomètres d’un aérodrome. Le premier dépôt mentionne seulement “vol stationnaire 30 m”. Résultat : l’autorité demande la zone exacte, l’axe de prise de vue et la durée. Lors du second dépôt, la zone est tracée, l’altitude est plafonnée à 25 m, et un observateur est indiqué. Cette fois, l’accord arrive rapidement, car la lecture devient immédiate.
Enfin, l’anticipation reste le meilleur levier. Lorsque la météo est instable, il est utile d’ajouter une date de report, ou au moins une flexibilité horaire, si le canal le permet. Cette rigueur rend la coordination plus fluide, et elle prépare naturellement le point le plus sensible : la communication pilote-ATC au moment d’exécuter la mission.
Une démonstration vidéo aide souvent à visualiser la création de mission, puis la transmission de la demande, surtout lorsque plusieurs autorités interviennent.
Communication pilote-ATC et contrôle aérien : bonnes pratiques avant, pendant et après le vol
La communication pilote-ATC ne se limite pas à “obtenir un oui”. Elle sert d’abord à éviter les malentendus qui peuvent dégrader la sécurité aérienne. Avant le vol, la priorité consiste à vérifier que les paramètres validés correspondent exactement à la réalité du terrain. Si un chantier impose de déplacer le point de décollage de 150 mètres, il faut évaluer si cela modifie la zone ou l’exposition à un axe d’approche. Ensuite, si l’accord dépend d’une contrainte horaire, il convient de se synchroniser avec le timing réel, batteries incluses.
Pendant la mission, la discipline fait la différence. Un télépilote qui surveille l’environnement, qui conserve une marge d’altitude et qui respecte la zone autorisée rend la situation prévisible. Or, le contrôle valorise la prévisibilité. De plus, une consigne d’interruption doit pouvoir être appliquée en quelques secondes. Il est donc utile de préparer un “plan de repli” : une zone d’atterrissage sûre et une procédure courte en cas d’appel.
Après le vol, certaines équipes négligent le retour d’expérience, pourtant il améliore les demandes suivantes. Par exemple, si l’autorité a demandé un complément précis, il est intelligent de l’ajouter au modèle interne de dossier. De même, si une durée a été surestimée, ajuster les futures fenêtres horaires renforce la crédibilité. Cette crédibilité se construit mission après mission, et elle finit par accélérer les échanges.
Pour rendre ces points concrets, un tableau opérationnel aide à relier chaque étape aux actions utiles. Il sert aussi de check-list mental, surtout lors de journées de tournage chargées.
| Moment | Objectif | Action recommandée | Impact sur la sécurité aérienne |
|---|---|---|---|
| Avant vol | Conformité à l’accord | Relire zone, hauteur, horaires, et contraintes locales | Réduit le risque d’intrusion dans un espace actif |
| Brief équipe | Coordination au sol | Désigner un observateur et fixer des mots-clés d’arrêt | Accélère la réaction en cas d’imprévu |
| Pendant vol | Maintien des paramètres | Limiter les écarts et surveiller le trafic local | Améliore la compatibilité avec le trafic habité |
| Après vol | Amélioration continue | Noter les échanges, délais, et ajuster le dossier type | Renforce la fiabilité des demandes futures |
Enfin, un point psychologique compte : une demande claire et une exécution disciplinée apaisent la relation avec les autorités. Cette relation n’est pas abstraite, car elle se joue souvent dans l’urgence d’une météo changeante. Le prochain axe prolonge cette logique, en montrant comment Clearance aide à centraliser les preuves, documents et validités.
Réglementation aérienne, documents et suivi : organiser sa conformité dans Clearance App
La réglementation aérienne évolue, et elle impose une hygiène documentaire stricte. Pourtant, sur le terrain, l’oubli d’une attestation ou d’une date de validité arrive vite, surtout quand les missions s’enchaînent. Dans cette réalité, l’intérêt d’une plateforme comme Clearance App tient à la centralisation : documents exploitant, éléments télépilote, informations sur les drones, puis rattachement à des missions. Ainsi, au lieu de fouiller des dossiers dispersés, une équipe retrouve les pièces utiles au même endroit.
Cette organisation sert aussi en cas de contrôle ou de demande de précision. Par exemple, lors d’une mission d’inspection d’un clocher, un agent municipal demande la preuve d’assurance et la référence de l’accord. Si ces éléments sont accessibles rapidement, la tension retombe. À l’inverse, une recherche laborieuse peut interrompre la mission, et parfois la faire annuler. Or, l’annulation coûte du temps, mais aussi de la confiance.
Un autre point concerne les alertes de validité. Lorsqu’une plateforme signale qu’un document arrive à expiration, la mise à jour peut être programmée au calme, plutôt que subie à la veille d’un tournage. De plus, le téléchargement groupé de documents simplifie la constitution d’un dossier client, ce qui compte pour les productions exigeantes. Pour une équipe image, ce détail devient un avantage compétitif, car il réduit les échanges administratifs en amont.
Cette logique s’applique aussi aux missions récurrentes. Une entreprise de BTP peut intervenir chaque mois près d’une même zone, avec des paramètres proches. Dans ce cas, réutiliser une mission type, puis ajuster l’horaire et la zone exacte, rend la procédure de vol plus robuste. Cependant, il faut rester vigilant : copier-coller sans vérifier les NOTAM, les travaux de piste ou les changements locaux crée des erreurs. La conformité n’est donc pas une routine aveugle, mais une routine contrôlée.
Enfin, la stabilité annoncée des aéroports partenaires, liée au cycle 2024–2027 avec prolongation possible jusqu’en 2029, permet de former des équipes et de standardiser les dossiers. Cette standardisation ne tue pas la créativité, car elle libère du temps mental. Le dernier axe va justement vers la pratique : comment gagner en vitesse sans perdre en précision, surtout quand la météo ou le client impose un rythme serré.
Un format court permet de comprendre la mécanique générale, puis d’identifier les étapes à sécuriser avant une mission réelle.
Accélérer la préparation de missions : méthode terrain pour une procédure de vol fiable
Accélérer ne signifie pas bâcler. Au contraire, une préparation rapide repose sur des standards, des modèles et des décisions anticipées. D’abord, il est utile de définir une bibliothèque de scénarios : “inspection façade”, “suivi de chantier”, “plan large patrimoine”, chacun avec une zone type, une altitude habituelle et des mesures de mitigation. Ensuite, lors d’une nouvelle mission, ces briques servent de base, puis elles sont ajustées au site. Cette approche réduit le temps passé sur les détails répétitifs, tout en protégeant la précision.
Un fil conducteur aide à comprendre la méthode : une petite société fictive, Atelier Azur, réalise des images pour des communes et des entreprises. Sur un tournage près d’un aéroport partenaire, l’équipe prépare deux options. La première correspond à un plan large à 30 mètres, la seconde à un plan serré à 15 mètres, plus proche d’arbres. Grâce à cette double préparation, si le vent se lève, l’équipe bascule vers l’option la plus abritée, sans sortir du cadre autorisé. Cette flexibilité planifiée limite les improvisations risquées.
Par ailleurs, un bon dossier anticipe les questions du contrôle aérien. Pourquoi cette altitude, et pas une autre ? Pourquoi ce créneau horaire ? Quelles mesures en cas de perte GNSS ou de dégradation radio ? Lorsque les réponses sont implicites dans la demande, le traitement s’accélère. Dans le cas contraire, l’autorité doit “deviner”, et elle demandera un complément. Ainsi, la vitesse vient souvent de la clarté, pas du raccourci.
Il est aussi pertinent d’intégrer une routine de vérification juste avant départ. Une check-list courte suffit : météo, restrictions temporaires, batterie, zone, et coordonnées de contact. Ensuite, une fois sur place, une reconnaissance visuelle confirme que le point de décollage réel correspond à la zone déclarée. Si un événement local modifie l’accès, mieux vaut reporter de dix minutes et ajuster proprement, plutôt que décoller dans une zone non conforme. Cette discipline protège la mission et la réputation.
Enfin, l’équilibre entre créativité et conformité se joue dans les marges. Un plan spectaculaire reste possible, à condition qu’il soit pensé dans le cadre de l’accord. Le meilleur indicateur est simple : si un plan nécessite de “déborder un peu”, alors il nécessite surtout une nouvelle demande. Cette exigence paraît stricte, pourtant elle évite les situations où l’image est réussie, mais le vol devient difficile à défendre. La suite logique consiste à répondre aux questions récurrentes, car elles reviennent sur chaque projet.
Clearance App est-elle obligatoire pour obtenir une autorisation de vol près d’un aéroport ?
Sur les aéroports partenaires qui traitent les demandes via la plateforme, Clearance facilite fortement la démarche, car elle s’intègre au circuit du contrôle aérien. Toutefois, d’autres plateformes peuvent exister selon les organisations locales. Le bon réflexe consiste à suivre le canal indiqué par l’autorité concernée afin d’éviter les retards.
Le dépôt d’une demande de clearance sur Clearance est-il payant ?
Le dépôt des demandes d’accord est annoncé comme entièrement gratuit pour les exploitants de drones et ne requiert pas d’abonnement. En revanche, des offres payantes peuvent proposer des fonctionnalités complémentaires, sans conditionner la possibilité de déposer une demande.
Quels éléments d’un plan de vol accélèrent le traitement par le contrôle aérien ?
Une zone clairement définie, une hauteur maximale unique, une fenêtre horaire réaliste, l’identification du drone, et des mesures de sécurité concrètes accélèrent la lecture. De plus, une procédure d’arrêt immédiat et un plan de repli renforcent la crédibilité du dossier.
Que change l’appel d’offre DSNA remporté en juin 2024 ?
Il a conduit à l’usage de Clearance par les contrôleurs aériens de plus de 80 aéroports français pour autoriser les vols de drones dans leurs espaces. Cette organisation apporte de la stabilité, car le marché est prévu pour 3 ans, prolongeable jusqu’à 5 ans, ce qui limite les changements avant une période située entre juin 2027 et juin 2029.
Comment améliorer la communication pilote-ATC quand un imprévu survient sur le terrain ?
Il faut d’abord rester strictement dans le cadre autorisé, puis appliquer une procédure simple : interrompre si nécessaire, sécuriser l’atterrissage et documenter l’écart. Ensuite, une mise à jour de la demande ou une nouvelle demande est préférable à un ajustement improvisé. Cette discipline protège la sécurité aérienne et la relation avec le contrôle.
Passionnée par la photographie aérienne, j’explore le monde avec mon drone pour capturer des instants uniques et offrir des perspectives inédites. Avec 46 ans d’expérience de vie, je mêle créativité et technique pour sublimer chaque paysage.

